Actualités internationales

L'OMS a lancé, le 10 juin dernier, la nouvelle orientation intitulée "Guide de l'OMS sur les services communautaires de santé mentale : promouvoir des approches centrées sur la personne et fondées sur les droits". L’événement de lancement – auquel 6 700 personnes étaient inscrites - aura permis d’entendre de nombreux témoignages, en particulier de services ayant mis en place des services de santé mentale communautaires respectueux des droits de l'homme et axés sur le rétablissement, mais aussi de décideurs nationaux et internationaux qui demandent une mise en œuvre beaucoup plus rapide des approches fondées sur les droits dans les soins de santé mentale.
Les documents comprennent : un aperçu des principes des services de santé mentale centrés sur la personne, respectueux des droits de l'homme et axés sur le rétablissement ; Des exemples de services de santé mentale communautaire du monde entier qui suivent les bonnes pratiques. Chaque exemple comprend des informations sur le financement et les résultats des évaluations des services ; des explication des mesures à prendre pour mettre en place des services de santé mentale communautaires respectueux des droits de l'homme et axés sur le rétablissement ; 7 dossiers techniques sur les services de crise, services hospitaliers, centres de santé mentale communautaires, services de soutien par les pairs, services de proximité communautaires, services de vie assistée et réseaux de services de santé mentale.
Téléchargez ici le résumé en français et le guide complet, avec les documents techniques en anglais, ici.

 

Conformément aux objectifs de développement durables de l’ONU, l’OMS et le programme de développement des Nations unies ont rédigé une note d'orientation proposant une approche structurée pour présenter des arguments nationaux en faveur d'un investissement dans la santé mentale. La note commence par demander pourquoi il est judicieux d'investir dans la santé mentale des populations. Elle présente non seulement les raisons économiques de le faire, mais aussi d'autres arguments, notamment ceux de la santé publique, de la protection des droits de l'homme, de l'égalité d'accès et de l'efficacité. La deuxième question posée est de savoir quelles interventions et quels services devraient bénéficier de plus d'investissements. Il existe des preuves substantielles pour orienter l'allocation appropriée des ressources vers des interventions, des services et des modèles de soins qui sont efficaces, abordables et réalisables dans différents contextes, non seulement dans les établissements de santé mais aussi dans les écoles, les lieux de travail et les communautés. La note donne ensuite un aperçu de la manière d'établir un dossier d'investissement, couvrant les principes et la pratique de l'analyse du retour sur investissement et leur application au secteur de la santé mentale.

A lire ici (en anglais).

L’Angleterre publie un plan "rétablissement de la santé mentale et du bien-être" face à la COVID-19
Le gouvernement anglais a publié fin mars un plan d’action pour prévenir, atténuer et réagir aux effets de la pandémie sur la santé mentale de 2021 à 2022. Le plan d'action pour le rétablissement de la santé mentale et du bien-être définit une approche ambitieuse, intergouvernementale et globale pour promouvoir une santé mentale positive et aider les personnes atteintes de maladie mentale à se rétablir et à bien vivre. Si ce plan définit ce que le gouvernement fera dans l'année à venir, c'est aussi un appel à l'action pour l'ensemble de la société, pour les communautés locales, les familles et pour les individus, qui peuvent prendre des mesures simples pour veiller à leur propre bien-être et à celui de ceux qui les entourent, comme demander du soutien, y compris auprès des services de santé mentale, si nécessaire. Au sortir de la pandémie, les objectifs décrits sont de trois ordres : Soutenir la population générale pour qu'elle prenne des mesures et s'occupe de son bien-être mental ; Prévenir l'apparition de problèmes de santé mentale ; Soutenir les services afin qu'ils continuent à se développer et à se transformer pour répondre aux besoins des personnes qui nécessitent un soutien spécialisé. Au-delà, le gouvernement anglais annonce vouloir tirer les leçons de la crise en engageant une réforme de la politique en matière de santé publique qui placera la prévention de la mauvaise santé physique et mentale au cœur de l'action gouvernementale.
A lire ici(en anglais).
A noter également, la version "facile à lire" de ce plan.

Réduire les conséquences de la pandémie sur la santé mentale : les dernières recommandations mondiales de l’OMS

A l’occasion de la 148e session du Conseil exécutif de l’OMS organisée du 18 au 26 janvier 2021, le directeur général de l'OMS a présenté un rapport (version française ici) sur la préparation et la riposte en santé mentale à la pandémie du COVID-19. Il comprend une liste de recommandations actualisées, visant à réduire au minimum les conséquences de la pandémie sur la santé mentale. Voici les titres de ces recommandations, chaque titre incluant ensuite une série de mesures à prendre : Appliquer une approche globale au niveau de la société pour promouvoir, protéger et prendre en charge la santé mentale ; Assurer une large disponibilité des services de santé mentale et de soutien psychosocial en situation d’urgence ; Soutenir le relèvement après la COVID-19 en mettant en place des services de santé mentale pour l’avenir.

Le Conseil exécutif, ayant examiné ce rapport, invite en outre instamment les Etats à agir en « …faisant un effort supplémentaire pour atteindre les personnes à haut risque et celles en situation de vulnérabilité, en tirant parti des technologies novatrices, y compris les services de santé mentale à distance en favorisant un accès équitable à la télésanté et à d’autres technologies essentielles (…) à allouer des fonds suffisants à la santé mentale, à prendre des mesures pour intégrer les connaissances relatives à la santé mentale dans les autres professions de la santé (…) (lire en français ici).

 

Faire ce qui compte en période de stress est un guide de gestion du stress de l’OMS destiné à vous aider à faire face à l’adversité. Ce guide illustré appuie la mise en œuvre des recommandations de l’OMS en matière de gestion du stress.
Le stress peut avoir de nombreuses causes, y compris des difficultés d’ordre personnel (conflit avec des êtres chers, la solitude, le manque de revenus, l’inquiétude par rapport à l’avenir), des problèmes au travail (conflit avec des collègues, un travail extrêmement exigeant ou précaire), ou encore des menaces importantes au sein de la communauté (violence, maladies, absence de perspectives économiques).
Ce guide s’adresse à toute personne qui souffre de stress – en allant des parents et aidants jusqu’aux professionnels de la santé travaillant dans des contextes dangereux. Il peut aider aussi bien les personnes qui fuient la guerre, qui ont perdu toutes leurs possessions, que celles qui vivent en sécurité dans des communautés en paix. N’importe qui, où que ce soit, peut connaître des périodes de stress intense.
S’appuyant sur des données factuelles existantes et sur de nombreuses recherches menées sur le terrain, ce guide propose des informations et des techniques pratiques pour aider les gens à faire face à l’adversité. S’il est évident qu’il faut s’attaquer aux causes de l’adversité, il est également nécessaire de soutenir la santé mentale des personnes.
 

Cette année, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, l’OMS, en partenariat avec l’organisation United for Global Mental Health et la Fédération mondiale pour la santé mentale, appelle à investir massivement dans la santé mentale. Pour encourager l’action publique à travers le monde, une campagne intitulée « Agir pour la santé mentale : investissons ! » démarrera en septembre. « La Journée mondiale de la santé mentale est l’occasion de s’unir au niveau mondial pour accorder à la santé mentale l’attention qu’elle n’a pas reçue par le passé », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Les effets de la pandémie de la COVID-19 sur le bien-être mental des gens se font déjà sentir, et ce n’est que le début. Si nous ne nous engageons pas dès à présent à investir davantage dans la santé mentale, les conséquences sanitaires, sociales et économiques seront considérables. » En moyenne, les pays ne consacrent que 2 % de leur budget santé à la santé mentale. Lors de la Journée mondiale de la santé mentale, l’OMS organisera pour la toute première fois une campagne de sensibilisation en ligne sur le thème de la santé mentale. Par cette campagne, l’OMS fera connaître le travail que son personnel accomplit à travers le monde pour lutter contre les troubles mentaux, l’usage nocif de l’alcool et l’abus de drogues. Des dirigeants et des spécialistes du monde entier s’associeront au Directeur général de l’OMS pour parler de leur engagement en faveur de la santé mentale et de ce qu’il reste à faire. Des musiciens mondialement connus qui se sont exprimés sur l’importance de la santé mentale parleront de leur motivation et joueront à cette occasion. Des sportifs et des femmes dont la vie a été perturbée par des troubles mentaux raconteront leur expérience et comment ils ont affronté des problèmes comme la dépression et l’anxiété. Lors de ce rendez-vous, un Prix spécial sera décerné à un film sur la santé mentale, catégorie nouvellement créée pour le premier Festival du film « Santé pour tous » organisé par l’OMS.

Lire le communiqué de l’OMS (en français).

 

Quatre hôpitaux psychiatriques tchèques ont accepté de collaborer avec l'OMS en tant que sites de démonstration de la démarche QualityRights. Ce film de 11 min documente la phase initiale de leur parcours de transformation des services vers des pratiques limitant les mesures contraignantes, telles que l'isolement et la contention, et respectant davantage les droits des usagers. A noter la prise de parole du ministre de la santé Tchèque allant dans le sens d’une transformation des pratiques dans ce pays.
Découvrir la version française de la vidéo ici.

Nations Unies : un investissement substantiel des Etats est nécessaire pour éviter une crise en santé mentale

La pandémie de COVID19 met en évidence la nécessité d'augmenter d'urgence les investissements dans les services de santé mentale, sous peine d'une augmentation massive des problèmes de santé mentale dans les mois à venir, selon une note d'orientation publiée le 14 mai par les Nations Unies. "L'impact de la pandémie sur la santé mentale des personnes est déjà extrêmement préoccupant", a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. "L'isolement social, la peur de la contagion et la perte de membres de la famille sont aggravés par la détresse causée par la perte de revenus et souvent d'un emploi". Des groupes de population spécifiques sont particulièrement exposés à la détresse psychologique liée au COVID19. Plusieurs catégories sont cités et illustrés par des exemples du mon entier : les travailleurs de la santé de première ligne, les enfants et les adolescents, les personnes âgées, les personnes souffrant de troubles mentaux préexistants, etc. L'augmentation de la consommation d'alcool est un autre sujet de préoccupation important. "Il est maintenant clair que les besoins en santé mentale doivent être traités comme un élément central de notre réponse à la pandémie COVID-19 et de notre rétablissement", a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Il s'agit d'une responsabilité collective des gouvernements et de la société civile, avec le soutien de l'ensemble du système des Nations unies. Si l'on ne prend pas au sérieux le bien-être émotionnel des personnes, cela entraînera des coûts sociaux et économiques à long terme pour la société". Le soutien aux actions communautaires qui renforcent la cohésion sociale et réduisent la solitude, en particulier pour les plus vulnérables, comme les personnes âgées, doit se poursuivre.

Note d'orientation : COVID-19 et la Nécessité d'agir sur la santé mentale

 

Une étude mondiale sur les conséquences psychologiques et psychiatriques du COVID19 et de l'enfermement sur la population générale

L’étude COH-FIT (Collaborative Outcomes study on Health and Functioning during Infection Times) est une vaste enquête internationale portant sur la population des pays touchés par la pandémie de coronavirus (COVID-2019). Le projet implique près de 200 chercheurs et a été approuvé par de nombreuses organisations professionnelles nationales et internationales. Cette enquête doit recueillir des informations auprès de plus de 100 000 participants de plus de 40 pays sur 6 continents et dans 25 langues. Elle sera réalisée à trois reprises : 1) pendant la pandémie (vague 1), et 2) 6 mois (vague 2) et 3) 12 mois (vague 3) après la fin de la pandémie COVID19. Le projet COH-FIT vise à identifier les personnes qui présentent un risque plus ou moins élevé de développer des problèmes de santé physique et mentale pendant les périodes d’infection et les différents niveaux de confinement, ainsi que les facteurs de risque et de protection qui permettront d’orienter les programmes de prévention et d’intervention pour la pandémie COVID19 et si d’autres pandémies devaient se produire à l’avenir.

Participez ici.

 

La note d'information d’IASC, principal forum mondial de coordination des Nations Unies, co-dirigé par l’OMS, résume les principales considérations en matière de santé mentale et de soutien psychosocial en lien avec le COVID-19. Elle a pour titre "Prise en compte des aspects psychosociaux et de santé du COVID-19" et sa dernière mise à jour date de mars 2020. Les Directives du Comité permanent interorganisations concernant la santé mentale et le soutien psychosocial dans les situations d'urgence recommandent d'intégrer plusieurs niveaux d'intervention dans les activités de riposte à l'épidémie. Ces niveaux correspondent à l'éventail des besoins en matière de soutien psychosocial et de santé mentale et sont représentés par une pyramide des interventions (voir Figure 1, p 3). Cela va de la prise en compte des aspects sociaux et culturels dans les services de base à la prestation de services spécialisés pour les sujets qui souffrent de troubles plus graves.Les principes clés sont, entre autres : ne pas nuire, promouvoir les droits de l'homme et l'égalité, adopter des approches participatives, tirer parti des ressources et des capacités existantes, mettre en place des interventions polymorphes et travailler avec des systèmes de soutien intégrés.
Lire la note en français ici.

A noter également, le livre d'histoire publié pour aider les enfants (prioritairement les 6-11 ans) à faire face au COVID19 par plus de 50 organisations, dont l'OMS, sous l’égide d’IASC.
Version française ici.

Pages