premiers résultats de l’enquête #ChoisirPsychiatrie

Les résultats préliminaires de l’enquête #ChoisirPsychiatrie, co-construite par l’ANEMF (Association Nationale des Etudiants en Médecine de France), l’AFFEP (Association Française Fédérative des Etudiants en psychiatrie) et l’AJPJA (Association des Jeunes Psychiatres et des Jeunes Addictologues), ont été présentés le 2 décembre, lors du Congrès français de psychiatrie. Menée de mai à juillet 2021, l’enquête s'est adressée aux étudiants en médecine de premier et second cycles, aux internes en psychiatrie et aux psychiatres en exercice. 3 369 personnes y ont répondu (dont 1 443 psychiatres diplômés). Contrairement aux idées reçues, la psychiatrie est une discipline majoritairement choisie, et pas prise par défaut. Toutefois, 13,2% des postes d'internes en psychiatrie n'ont pas été pourvus en 2021, une tendance qui s’installe depuis quelques années. L’importance déterminante du stage a été soulignée puisque lorsqu’un stage en psychiatrie est réalisé, 1 étudiant sur 5 choisit la spécialité (ils sont 1 sur 20 en l'absence de stage effectué). Si le problème de l’accès aux stages de pédopsychiatrie lors de l'externat a été pointé, la rencontre avec les patients ou encore l'accompagnement par un médecin senior sont les facteurs qui influencent positivement l'image de la spécialité lors de ces stages. Ce qui est renforcé positivement par l'exercice du métier, c'est l'ouverture sur les autres disciplines, la pratique des psychothérapies, l’existence de multiples cadres théoriques, et le fait de pouvoir travailler en libéral. Ce dernier point peut donner des sueurs froides à la psychiatrie publique puisque, à la question "Où vous voyez-vous dans dix ans ?", 70% des répondants sont d'accord pour envisager l’exercice libéral. Un quart des psychiatres en exercice l’envisagent également… Des projets fortement corrélés aux mauvaises conditions de travail, associées notamment à la charge administrative ou aux relations avec les directions et l'administration des établissements. Parmi les leviers d’action cités par les répondants pour améliorer cette situation, on trouve donc naturellement l’allégement de la charge administrative ; la réforme de la formation ; le développement de dispositifs mobiles ; la promotion des pratiques orientées rétablissement ; le développement du travail en réseau ; l’accès facilité à des activités de recherche et de formation ; la lutte contre la stigmatisation à la fois des personnes qui reçoivent des soins et de la profession dans son ensemble, notamment vis-à-vis des confrères.

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